
Devant le lycée nous nous séparâmes, il prenait à droite et moi à gauche. Alors qu’il venait de disparaître à ma vue un cri se fit entendre. « Foch ! » Je me retournais et l’aperçût, elle, agitant la main au dessus de la cohue, j’attendis qu’elle me rejoigne. Elle ? C’est Gaëlle, la fille de mes rêves. Si elle n’était pas arrivé là je l’aurais attendue, elle aurait fait pareil.
Toujours la même chose… Salut. Salut. On fait un bout du chemin ensemble ? Bien sûr ! Toujours la même question et toujours la même réponse. On « fait un bout du chemin ensemble » depuis le collège. Et pendant tout ce temps je n’ai jamais eu le courage de lui avouer mes sentiments.
Et nous marchâmes donc un moment côte à côte, de quoi nous parlâmes je suis incapable de le dire, toujours est-il qu’arriva le moment de la séparation. Après un court au revoir je continuais tout droit et elle tourna pour poursuivre son chemin. Tout en avançant je me morigénais. J’étais un vrai idiot, j’aurais dû lui dire.
Marchant dans la rue, longeant les maisons et les grilles des jardins sur ma droite je me perdis dans mes pensées. Mais même en étant attentif je n’aurais rien vu de la scène qui se déroula…





